DIEUDONNÉ interdit au Canada

DIEUDONNÉ interdit au Canada

Dieudonné, humoriste français de grande réputation, s’est vu refuser l’entrée au Canada cette semaine pour y présenter son spectacle « En Paix ».

Ceux qui aiment Dieudonné sont furieux. Ceux qui ne l’aiment pas se réjouissent. Et chacun(e) y va de ses explications pour justifier sa réaction émotive.

Ce dont il s’agit, en réalité, c’est de censure, rien d’autre. C’est à dire de non-liberté d’expression dans un pays qui se targue de liberté et dont la constitution en garantit le droit à ses citoyens. Étonnant !

Or, la censure se définit comme un « examen, contrôle exercé par une autorité sur les œuvres artistiques, les spectacles, la presse, etc. avant d’en permettre ou non la diffusion».

Il y a donc une relation autorité/obéissance en jeu, de maître dominant à esclave dominé, dans laquelle le maître a le pouvoir d’interdire par la force ce qui ne le sert pas. Sinon, il l’autoriserait. Se pourrait-il qu’il n’aime pas que ses esclaves se politisent et ne s’en tiennent pas à faire rire seulement ? Qu’ils dérogent à la bonne vieille recette « Donnez-leur du pain et des jeux » ? Sinon, ça lui serait égal. Il resterait neutre et pourrait même rigoler avec ses sujets !

Quoi qu’il en soit, toute émotion – et surtout toute discussion – que je vis dans cet incident me permet de constater mon parti-pris, mon manque d’équanimité et ma propre division intérieure, génératrice de conflit et de guerre. Comment trouver la paix, le thème-même du spectacle de Dieudonné ?

En retrouvant mon identité véritable d’autorité suprême, d’individu souverain, dont le corps n’obéit qu’à son âme. Ainsi, autorité et obéissance ne font qu’un. Et la paix se manifeste !

En oubliant qui nous étions, l’esprit créateur de l’univers, nous avons sombré dans la séparation esprit/matière. Nous nous sommes pris pour de pauvres créatures, des moutons peureux, et avons cherché sécurité et protection auprès de faux maîtres, des bergers auxquels nous cédons notre pouvoir et nos biens.

La censure exercée par le Canada à l’endroit de Dieudonné – et bien d’autres d’ailleurs – n’est ni bien ni mal. Elle est en réalité un cadeau évolutif que nous nous offrons pour nous faire prendre conscience de notre état de servitude et des conséquences qui en découlent.

Remercions-nous ainsi que tous les participant(e)s de cette expérience et profitons-en au maximum : mettre fin à notre esclavage millénaire. N’est-ce pas cela que Dieudonné voulait nous proposer à sa façon ?