Être ou disparaître, l’heure du choix !

By dimanche 17 mai 2020 fr

Être ou disparaître, l’heure du choix !

Nous pouvons dire notre vérité, si différente soit-elle de celle des autres.
C'est l'heure de parler !

Comment exprimer sa vérité en se sentant à l’aise ?

J’ai eu l’envie de réaliser et partager le résumé d’une vidéo de Diesse Ghis et Guillaume Lanctôt-Bédard car je la trouve particulièrement adaptée pour nous accompagner dans cette période de confinement physique et d’enchaînement psychique.
J’ai préféré nommé mon résumé “Comment exprimer sa vérité en se sentant à l’aise ?” car ça me paraît plus générique, plus accessible et ça m’intéressait de l’aborder sous l’angle de la communication non violente. (l’interlocuteur Guillaume Lanctôt est formateur en CNV).
Si le texte vous intéresse alors je vous invite à visionner la vidéo dans son intégralité pour une meilleure intégrité. https://www.youtube.com/watch?v=ruK0Fqm3m1g&t=327s
Si vous avez envie d’améliorer ce texte alors n’hésitez pas et faites m’en profiter en retour.

Jean-François Perréard

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Dans cette vidéo, Diesse Ghis Lanctôt s’inquiète du mutisme ambiant alors que, selon elle, l’heure des choix est arrivée. Elle suppose entre-autre que la pression médiatique et sociale ambiante en est à l’origine. Elle fait intervenir son fils Guillaume, formateur en Communication Non Violente (CNV) pour nous proposer des outils qui pourraient nous aider à exprimer et partager nos convictions profondes en gardant de bonnes relations avec notre entourage.

Avant de vouloir partager une vérité, je dois entrer en auto-empathie, être à l’écoute de mes propres émotions, les reconnaître et les accueillir, ce qui aura pour effet de retrouver ma sérénité, donc mes capacités de discernement et voir les solutions. Tant que ma propre peur ne sera pas accueillie et apprivoisée, je vais mal communiquer et ma communication sera contre-productive.
Mais être bien avec soi-même ne suffit pas. Si j’assène ma vérité sans préparer mon interlocuteur, je vais me heurter au travail de la propagande, être taxé de conspirationniste, théoricien du complot, et dresser un mur qui rendra encore ma communication toujours plus contre-productive.
Ainsi, il convient par exemple d’avertir la personne que je ne suis pas branché sur les sources d'information conventionnelles car elles sont au service de l'argent et donc d'un pouvoir dont les intérêts ne sont pas compatibles avec ceux de la majorité de la population. Mes références sont ailleurs et elles peuvent être consultées par ceux qui en feront l’effort.
Puis si je souhaite partager mon point de vue, je demande à mon interlocuteur s’il serait intéressé d’entendre quelque chose qui ne correspond peut-être pas à ce qu’il pense. En effet son consentement change tout.
Si mon interlocuteur refuse d’entendre mon point de vue et qu'il est pourtant capital de le dire, alors il est possible de le “crier en girafe” (selon les termes de la CNV). Pour cela, je dois être clair dans mon intention, je dois prendre la responsabilité de mes opinions, être sincère, bienveillant, engagé et ancré dans ce à quoi je suis au service, c’est à dire au service de l’expression de soi, de l’intégrité de ce qui m’habite, de la préservation de la Liberté et de la dignité.
Et fort de cette énergie d'amour au service de la vie je peux alors élever le ton.
En effet la communication non violente, ce n'est pas être gentil et encore moins être poli mais c'est être authentique. Quand élever la voix n’est pas utilisé pour écraser et dominer l'autre mais pour permettre l'émergence d'une parole alors elle peut être salvatrice car je suis peut-être la seule voix divergente d’un groupe et en ce sens il peut être vital d’insister pour être entendu.

Guillaume nous livre une autre recommandation utile, à savoir que quelque soit la manière utilisée pour exprimer mon message, il y aura probablement des personnes qui réagiront avec hostilité et qui feront des jugements. Or je ne suis pas outillé pour composer avec ce genre de réaction car j’ai été conditionné pour accorder beaucoup d’importance à ce que les autres pensent de moi, et j’ai aussi très peur de ne plus être aimé, d’être étiqueté et d’être rejeté par mon entourage.
Afin de sortir de ce piège, il ne faut plus écouter avec notre tête mais avec notre cœur.
Devant une réaction hostile et jugeante, je prends le temps de respirer, l’autre comprend que j’intègre ce qu’il m’a renvoyé, j’accueille mes réactions et je me rappelle que personne n’a le pouvoir de déterminer ce que je vaux.
Et avec mon cœur je vais porter mon attention non pas sur ce que l’on m’a dit mais sur ce qui est vivant chez l’autre. Il y a fort à parier que je perçoive chez cette personne un besoin de sécurité, d’empathie, d’expression, de stabilité, des besoins que la plupart d’entre nous ne sait pas exprimer autrement que par l’attaque. Il est donc contre-productif de chercher à se justifier et à se défendre sans fin.
Ainsi, au lieu de faire le choix entre "être dans le pouvoir" Ou "être dans l’amour", l’exercice consiste à être à la fois 100% intègre avec moi-même (ne pas abandonner mon pouvoir) et d’être en compassion avec l’autre (rester dans l’amour et être ouvert).
Puis Diesse Ghis conclut en disant que la seule souveraineté qui soit est à l’intérieur de chacun de nous et que la crise actuelle est là pour nous obliger à faire le choix de la responsabilisation. Elle nous dit que la tentation sera grande de nous chercher un sauveur et de nous laisser pucer et esclavager plutôt que de nous émanciper. Elle nous invite à prendre conscience que les autres sont moi car à ce moment là, je ne verrai plus l’autre comme un ennemi mais comme un collaborateur et de là pourra naître une vraie solidarité.
Elle termine en citant “Il vaut mieux être grand et périr plutôt qu’être petit et survivre”

Un résumé réalisé par JF Perréard à partir de la Vidéo de Diesse Ghis et Guillaume Lanctôt-Bédard : “ Être ou disparaître, l'heure du choix !”